Breveté par Émile Reynaud en 1888, le Théâtre optique permet à l’action de ne plus être contrainte à un mouvement cyclique et la narration peut être développée sur plus de 10 minutes. Ce sont alors de véritables petits dessins animés (alors appelés Pantomimes lumineuses) qu’Émile Reynaud propose au public du Musée Grévin dès le 28 octobre 1892.
Émile Reynaud est le premier à utiliser la perforation pour un appareil de projection d’images animées. Il obtient une médaille de bronze à l’Exposition universelle de 1889 pour l’ensemble de ses inventions.
Mot clé - Pantomime lumineuse
Le Théâtre optique
Les Pantomimes lumineuses
5 pantomimes réalisées entre 1888 et 1893 et 3 Photo-Peintures animées (dont 2 réalisées à l’aide du Photo-Scénographe) pour le Théâtre optique.
Seules les Pantomimes Pauvre Pierrot et Autour d’une Cabine ont été conservées. Plusieurs copies grandeur nature et adaptations cinématographiques ont été réalisées[1].
Note
[1] Voir notre dossier Synthèse des reconstitutions de Théâtre optique et des adaptations de Pantomimes lumineuses
Un Bon bock
Scène comique, peinte en 1888.
Dates de représentation au Musée Grévin : novembre 1892 - février 1894 et décembre 1894
Pauvre Pierrot
Pantomime, peinte en 1891
Dates de représentation au Musée Grévin : novembre 1892 - février 1894
La bande originale a été prêtée en 1926, puis donnée en 1928 par la famille Reynaud au Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM). Elle a été en partie restaurée et est conservée aux Archives Françaises du Film du CNC. Plusieurs copies grandeur nature et adaptations cinématographiques ont été réalisées[1].
Note
[1] Voir notre dossier Synthèse des reconstitutions de Théâtre optique et des adaptations de Pantomimes lumineuses
Autour d’une cabine ou Mésaventures d’un copurchic aux bains de mer
Scène comique, peinte en 1893
Dates de représentation au Musée Grévin : décembre 1894 - mars 1900
La scène finale de la bande (16 poses) a été donnée par la famille Reynaud à la Cinémathèque de Prague en 1926. Le reste de la pantomime a été vendue par la famille Reynaud en octobre 1948 au CNC, pour la Cinémathèque française, où elle est conservée. Elle a été en partie restaurée. Une copie des 16 poses finales ont été offertes à la famille Oudart-Reynaud par le Musée des Techniques de Prague en 1996. Plusieurs copies grandeur nature et adaptations cinématographiques ont été réalisées[1].
Note
[1] Voir notre dossier Synthèse des reconstitutions de Théâtre optique et des adaptations de Pantomimes lumineuses
Un Rêve au coin du feu
Scène comique, peinte en 1893
Dates de représentation au Musée Grévin : décembre 1894 - juillet 1897
Guillaume Tell (1896)
Le Premier cigare (1897)
Monomime comique réalisé en 1896 dans l’atelier du photographe Liébert, rue de Londres à Paris
Dates de représentation au Musée Grévin : juillet 1897 - décembre 1898
Les Clowns Price (1898)
Scène comique réalisée en 1898
Personnages : Les Clowns Price de l’Alhambra
Cette Photo-Peinture n’a jamais été projetée au Musée Grévin.
Synthèse des reconstitutions de Théâtre optique et des adaptations de Pantomimes lumineuses
A l’origine…
Émile Reynaud a revendu ou détruit l’ensemble de ses appareils et presque toutes les bandes de ses Pantomimes lumineuses, vraisemblablement autour de 1910.
Plusieurs reconstitutions de Théâtre optique ont été réalisées à partir de 1945, mais ces appareils ne peuvent pas projeter les bandes originales[1] qui sont trop fragiles. Deux solutions ont été choisies pour montrer ces images : la copie projetable au format des bandes originales et l’adaptation au format cinématographique. Les copies projetables sont liées à des reconstitutions de Théâtre optique. L’adaptation cinématographique est généralement liée à un documentaire sur Émile Reynaud ou le pré-cinéma.
Les adaptations cinématographiques réalisées par Julien Pappé et les Studios Magic-Films ont un statut indépendant.
Tous les décors pour les différentes reconstitutions et adaptations sont refaits.
Note
[1] La bande originale de Pauvre Pierrot (1892) appartient au Conservatoire National des Arts et Métiers et est conservée aux Archives françaises du film. Celle de Autour d’une Cabine (1893) appartient en partie à la Cinémathèque française, les 16 poses de la scène finale ayant été données par la famille Reynaud à la Cinémathèque de Prague en 1926 (aujourd’hui musée des Techniques). Les plaques de verre pour les décors fixes ont disparu.

